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« Au bout de quinze ans de chômage,
on devrait avoir droit à une retraite de chômeur.
»
(Pensées de Georges Wolinski, mort assassiné le 7 janvier 2015 à Paris)

La fraude n'est pas du coté que l'on pense.  En effet, en 2013 par exemple, alors que la fraude de ceux qui touchaient des aides sans y avoir le droit se montait a 350 millions d'euro, les patrons qui n'ont pas payés ce qu'il devaient représentait 20 à 25 milliards d'Euro ... soit 70% fois plus !.

Un million de pauvres de plus en dix ans
Source: Synthèse faite par nos soins tirée des informations
parues sur le site www.inegalites.fr

En 2016, la France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. En France métropolitaine, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 840 euros ou 1 000 euros après impôts et prestations sociales (Insee, données 2014),

Un peu plus de la moitié des personnes pauvres a moins de 30 ans. Les plus de 60 ans sont moins touchés mais ils ont peu d’espoir, contrairement aux moins âgés, de voir leur situation s’améliorer.

La pauvreté touche en premier lieu les enfants de moins de 10 ans (10,9 %), 12,3 % des adolescents (10-19 ans) et les jeunes adultes (20-29 ans) dont plus d’un sur dix est pauvre.

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La notion « d’enfants pauvres » cache la pauvreté des parents. Les enfants pauvres le sont parce que leurs parents disposent de revenus insuffisants, notamment du fait du chômage, des bas salaires et du morcellement des temps de travail (temps partiel, intérim, CDD, etc.).

Les plus de 60 ans sont moins souvent concernés par la pauvreté que les autres catégories d’âge. 3,6 % d’entre eux sont pauvres et ils représentent 10,7 % des personnes pauvres. Cela ne signifie pas pour autant que leur situation soit moins grave : une partie de ces personnes, notamment en milieu rural, survivent avec de très bas revenus. On le dit rarement, mais les plus âgés sont dans une situation particulière qu’il faut prendre en compte : il est très peu probable que leur situation évolue, alors que les plus jeunes peuvent toujours espérer un avenir meilleur.

Un million de travailleurs pauvres en France
Un million de travailleurs vivent avec à peine plus de 800 euros par mois notamment du fait du temps partiel contraint.

Un million de personnes exercent un emploi mais disposent, après avoir comptabilisé les prestations sociales (primes pour l’emploi, allocations logement, etc.) ou intégré les revenus de leurs conjoints, d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Si l’on totalise l’ensemble des personnes qui vivent dans un ménage pauvre (dont le chef de famille dispose d’un emploi), conjoints et enfants compris, entre 2 et 3,9 millions de personnes sont concernées.

La pauvreté selon l’activité
La moitié des personnes pauvres sont inactives ou retraitées.
3 % des salariés sont pauvres mais ils représentent près de 21 % de l’ensemble des plus modestes.

Plus du tiers des personnes pauvres sont inactives, près de 12 % sont des retraitées. La pauvreté est majoritairement composée de personnes qui ne sont pas ou plus dans l’univers professionnel. Certaines parce qu’elles n’ont jamais réussi à y entrer compte tenu des conditions actuelles de l’emploi.

L’autre moitié de la population pauvre est active. 20,7 % sont des chômeurs qui souvent n’ont plus aucune ou une très faible indemnité (lire La moitié des chômeurs touchent moins de 500 euros par mois). Mais près de 30 % sont en emploi : 20,8 % sont salariés et 8,3 % sont des indépendants. Pour les salariés, le taux de pauvreté est beaucoup plus faible (3,4 %) que pour les inactifs (17,9 %) et les chômeurs (25,9 %).

Les petites retraites et le manque d’emploi font basculer des millions de personnes dans la pauvreté.


 

 3,8 millions de mal-logés en France
Source: www.fondation-abbe-pierre.fr

La Fondation Abbé Pierre présente une nouvelle estimation du nombre de personnes mal logées en France qui révèle une situation qui s’aggrave.

La Fondation Abbé Pierre présente une nouvelle estimation du nombre de personnes mal logées en France, à partir de chiffres inédits issus de notre exploitation de la dernière édition de l’Enquête nationale Logement (Enl). 3,8 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement personnel. Outre ces situations les plus graves, près de 12 millions de personnes sont touchées à des degrés divers par la crise du logement.

À côté de cette nouvelle photographie statistique du mal-logement en France, enrichie de nouveaux critères de mal-logement, la Fondation Abbé Pierre révèle des tendances alarmantes à l’aggravation de la situation pour la plupart des indicateurs disponibles, qu’il s’agisse du nombre de personnes sans domicile, d’hébergés chez des tiers, de personnes subissant un effort financier excessif pour se loger ou de ménages souffrant du froid à domicile.
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  " Les Bonbons" Clip Fondation Abbé Pierre
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3,8 millions de personnes sont non ou très mal logées. Parmi les 894 500 personnes privées de logement personnel, l’enquête Sans-domicile de l’Insee 2012 compte 141 500 personnes sans domicile, qu’elles vivent en situation d’hébergement, en CADA, en abri de fortune, à l’hôtel, dans leur voiture ou à la rue.

Ensuite....
- 2 879 000 personnes vivent dans des conditions de logement très difficiles.
- 2 113 000 sont privées de confort, car leur logement ne possède pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou leur façade est très dégradée avec des fissures profondes. Ces différents critères constituent un manque de confort certain et sont bien souvent par ailleurs des indices laissant supposer que d’autres problèmes de confort affectent ces logements, souvent petits, anciens et dégradés : humidité, moisissures, mauvaise isolation, installation électrique dangereuse, infiltrations d’eau…

Ensuite...
- 934 000 personnes vivent en surpeuplement
dit « accentué », c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement. On peut ajouter à ces chiffres 40 921 résidents de foyers de travailleurs migrants en attente de rénovation, dans des conditions de vétusté parfois dramatiques.
Enfin, on estime qu’il manquait, fin 2013, 11 000 places en aires d’accueil pour des familles de Gens du voyage, représentant environ 44 000 personnes si l’on compare les réalisations d’aires aux objectifs officiels des schémas départementaux.

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